À l’approche de Noël et de la Nouvelle Année, les campagnes publicitaires des grandes entreprises envahissent l’espace public. Elles rivalisent de créativité : couleurs chaleureuses, sourires éclatants, familles idéalisées, scènes de joie collective. Tout semble réuni pour incarner l’esprit des fêtes.

Pourtant, une question essentielle demeure trop rarement posée : qui est réellement représenté dans ces images ?

Une représentation encore trop sélective

Sous couvert de messages dits « universels », de nombreuses campagnes de fin d’année continuent de proposer une vision étroite de la société. Les personnes en situation de handicap,  les personnes vivant avec l’albinisme et celles en situation de précarité  y sont largement absentes.

Cette absence n’est pas anodine. Elle envoie un message implicite mais puissant : certaines vies seraient moins visibles, moins festives, moins légitimes dans l’imaginaire collectif de la célébration. Comme si la joie avait un visage unique. Comme si les fêtes ne concernaient qu’une partie de la population.

Les fêtes : un moment de reconnaissance collective

Or, les fêtes de fin d’année sont censées célébrer l’humanité dans toute sa diversité. Elles devraient être un temps de rassemblement, de reconnaissance mutuelle et de dignité partagée. Un moment où chacun et chacune peut se reconnaître dans l’espace public, dans les récits, dans les images.

Pour les personnes que la société rend invisibles le reste de l’année, cette reconnaissance est d’autant plus essentielle. L’absence de représentation renforce les mécanismes d’exclusion déjà bien ancrés dans le quotidien.

L’inclusion : au-delà du slogan

L’inclusion ne devrait pas apparaître uniquement à certaines périodes, ni se limiter à un argument de communication.
Elle ne peut être un simple décor ou un mot-clé opportun.

L’inclusion est un choix éthique. C’est un engagement durable, une responsabilité sociale.

Inclure des personnes en situation de handicap, des personnes vivant avec l’albinisme  ou des personnes en situation de précarité dans les campagnes de fin d’année ne relève pas de la charité. Il s’agit de justice sociale, de réalisme et de respect. Ces personnes font partie intégrante de nos sociétés, de nos familles, de nos communautés.

Pour une communication plus juste et plus humaine

Repenser la communication des fêtes, c’est accepter de montrer le monde tel qu’il est réellement : pluriel, divers, imparfait et profondément humain. C’est reconnaître que la fête n’a pas un seul visage, une seule couleur, une seule norme.

Les fêtes sont pour tout le monde.
Et peut-être encore davantage pour celles et ceux que l’on oublie trop souvent.

Comclusives….Les mots qui rassemblent.

Commentaires (4)

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    Isabelle

    14 décembre 2025

    La fête a un visage pluriel. Merci de mettre cette réalité en évidence . Bonnes fêtes à toutes et à tous .

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      Admin

      14 décembre 2025

      Merci beaucoup. Bonne lecture.

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    Sena Ezekias DOSSOU

    14 décembre 2025

    Les fêtes sont pour tout le monde. C’est des moments de joie de partage et d’amour . Que Dieu touche nos cœurs et nous accorde les moyens pour qu’elles soient plus inclusive.

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      Admin

      14 décembre 2025

      Bien dit cher monsieur. Partageons l’article afin d’éveiller les consciences.

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