
L’inclusion n’est pas seulement une affaire d’école, de politique éducative ou de société.
Elle commence bien plus tôt, dans un lieu que nous connaissons tous : la maison.
Un enfant n’apprend pas seulement à marcher, à parler ou à compter dans son foyer.
Il y apprend aussi, souvent sans qu’on s’en rende compte, à regarder les autres.
Le regard des parents : un miroir fondateur

Les enfants observent et imitent.
Quand un parent valorise la différence, l’enfant comprend que chaque personne mérite respect.
Quand un parent rejette, se moque ou utilise des mots blessants, l’enfant intègre l’exclusion comme une norme.
Dans certaines cultures, comme chez les Fon et Goun, des expressions traditionnelles peuvent révéler cette ambivalence.
Par exemple, les enfants vivant avec l’albinisme sont parfois appelés Agué yovo, ce qui signifie « le blanc de la côte » ou « un faux blanc ».
Si ce surnom est souvent prononcé sur un ton de raillerie, il montre comment, dès la maison, des mots peuvent stigmatiser et influencer la perception des différences.
Les paroles entendues à la maison : des graines qui poussent
Chaque mot laisse une trace.
Un mot bienveillant ouvre l’esprit et apprend la tolérance.
Une phrase blessante, même héritée de la tradition, peut marquer un enfant et l’amener à reproduire l’exclusion envers ses camarades.
La façon dont on apprend à considérer les autres
Les gestes du quotidien construisent une culture d’inclusion :
• Accueillir un camarade en situation de handicap.
• Jouer avec un enfant vivant avec l’albinisme, sans préjugé ni moquerie.
• Respecter une fille-mère, sans jugement ni rejet.
• Partager avec celui qui n’a pas les mêmes forces, les mêmes moyens ou les mêmes apparences.
C’est là, dans la cellule familiale, que se construit la base d’une société inclusive.
Bien avant l’école. Bien avant la société. Tout commence à la maison.
Et l’école dans tout ça ?
La maison initie, mais l’école prolonge.
Les enseignants, les responsables éducatifs et les communautés scolaires ont un rôle déterminant pour cultiver et renforcer cette culture de tolérance et de respect.
C’est pour contribuer à ce travail que j’ai conçu un mini-guide pratique sur l’inclusion à l’école primaire et secondaire au Bénin.

Pour aller plus loin
Découvrez et téléchargez gratuitement mon mini-guide ici
Ensemble, faisons de nos maisons et de nos écoles des espaces où chaque enfant trouve sa place, sans discrimination et avec dignité.
Comclusives, les mots qui rassemblent.


Odette Oga
29 septembre 2025L’inclusion commence vraiment à la maison et les parents doivent donner le bon exemple
Admin
29 septembre 2025Bien dit . Merci l!